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Stelios at the easyHotellaunch, 2005
Stelios at the easyHotel launch, 2005
Llire cette semaine l'article sur ce brillant entrepreneur dans la revue CHALLENGE  



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  De nouveaux virus apparaissent sans cesse,

causant des pandémies dramatiques : grippe espagnole en 1918 avec 40 millions de morts, grippe asiatique en 1957 avec 4 millions de morts

et grippe de Hong Kong en 1968 avec 2 millions de morts.
Le porc semblait être un passage viral obligé  entre l’oiseau et l’homme.

Ce virus provient des oiseaux.Il reste en sommeil durant des années chez les animaux et notamment les porcs et les oiseaux. Les oiseaux sont vraisemblablement l’hôte original des virus de la grippe (dont le H5N1). Ils servent de réservoirs à tous les sous-types de virus A. Les réservoirs animaux jouent un rôle important dans l’apparition de nouveaux virus chez l’homme. L’exemple le plus documenté est l’apparition du virus de Hong Kong en 1968. Ce nouveau virus s’est rapidement étendu aux pays voisins puis au monde entier en l’espace d’une année. Les virus humains qui circulaient seuls depuis 1957 appartenaient au sous-type A (H2N2). Deux gènes dont un gène majeur ont alors été remplacés par leurs équivalents de virus aviaires : H3 a remplacé H2.

Les pandémies de grippe prennent souvent naissance en Extrême-Orient où la population très dense vit en contact étroit avec les animaux. L’élevage conjoint du porc et du canard favorise le passage du virus de l’animal à l’homme. Les canards domestiques sont contaminés par des canards sauvages migrateurs. Les porcs respirent de grandes quantités de virus aviaires. Si le porc est également contaminé par un virus humain, un virus hybride peut apparaître. Ensuite, les fermiers sont contaminés par voie respiratoire par le nouveau virus. Après quelques mutations, le virus s’adapte à l’homme et commence à se répandre dans la population.

L'Institut d'épidémie de veille sanitaire estime que le public français touché par le virus H 5N1 pourrait varier dans une fourchette de l'ordre de 10 à 20 millions d'individus selon la réactivité pour contrer une telle épidémie. Deux cent mille personnes pourraient succomber. Les hôpitaux débordés accurilleraient 100 000 personnes par semaines Le budget alloué d'un demi-milliard d'euros sembleconséquent mais orientés exclusivement vers la surveillance  et l'abattage en prévention de cette épidémie aux portes de l'Hexagone mais aucune allocation pour s'en prémunir muni du Tamiflu. Une récession pourrait suivre aliénant tous les efforts associée à une chute de l'immobilier après quinze années de hausse ininterrompue.

Les virus grippaux des oiseaux constituent un gisement de gènes viraux. On pensait que ces virus n’infectaient pas l’homme mais uniquement le porc, que des virus humains peuvent aussi contaminer. Le porc semblait être un passage viral obligé  entre l’oiseau et l’homme.

La grippe est due à trois groupes de virus, A, B et C. Tandis que le virus de type C est relativement stables, les virus de type A et B évoluent sans cesse.

 [[L’épisode de “la grippe du poulet” survenu à Hong-Kong en 1997]] a cependant montré que des virus

Pour les virus de type A, il existe un deuxième phénomène de variation, appelé cassure, qui peut être plus grave. Des changements radicaux des protéines antigéniques du virus, avec le remplacement d'une protéine par une autre, donnent naissance à un nouveau virus, totalement différent de celui qui circulait jusque-là. Brutalement ce nouveau virus apparaît et gagne tous les continents. C'est la pandémie. L'immunité pré-existante ne protège pas et un vaccin préparé avec les souches précédentes est inefficace.
Une cassure impliquant le gène de la protéine majeure de surface du virus, l'hémagglutinine, constitue le point de départ d'une pandémie potentielle, après laquelle une période de circulation dans l'espèce humaine s'installe avec des épidémies saisonnières "normales".
Depuis vingt-cinq ans, les virus en circulation sont des descendants du virus Hong-Kong (1968). Les vaccins légèrement modifiés chaque année sont efficaces.

A ces deux mécanismes, il faut ajouter la possibilité de ré-émergence d'un virus ancien. Ainsi, un sous-type disparu depuis 1957 est réapparu en 1977 causant "l'épidémie de grippe russe" et les virus qui en sont dérivés circulent toujours aujourd'hui .

L'Unité de Génétique moléculaire des virus respiratoires, dirigée par Sylvie van der Werf à l'Institut Pasteur à Paris, est également Centre National de Référence pour la grippe (France-Nord) et Centre Collaborateur de l'OMS* de référence et de recherche sur les virus de la grippe et d'autres virus respiratoires. Plusieurs instituts du Réseau International des Instituts Pasteur en Asie sont impliqués dans la surveillance de la grippe aviaire dans cette région du monde.

* Ce CCOMS fait également partie du réseau de laboratoires de référence pour le virus H5 mis sur pied par l'OMS, qui comprend huit laboratoires dans le monde

 

 


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une hausse teintée de doutes pr 2006 23/12/05
Marchés d'actions
agefi actifs


C'est de bonne grâce que les prévisionnistes admettent s'être trompés pour l'année 2005. Rares étaient, en effet, ceux qui avaient anticipé une telle croissance des indices européens, soutenus par une valorisation attrayante par rapport aux Etats-Unis, des taux toujours bas, des bénéfices des entreprises très dynamiques et une reprise du dollar (voir graphique).

Même si la surperformance de l'Europe lui a fait perdre un peu de son attrait par rapport aux marchés américains, « les valorisations présentent encore un potentiel des deux côtés de l'Atlantique », note un économiste. C'est d'ailleurs ce potentiel qui laisse présager une année 2006 encore de bonne facture. Les professionnels attendent une progression des marchés de l'ordre de 10 % pour l'année prochaine, toutes zones confondues, en ligne avec les attentes de croissance des bénéfices des entreprises.


Derrière le discours officiel se cachent tout de même certaines inquiétudes. Les indicateurs, aussi bien macroéconomiques que micro- économiques, sont attendus un peu moins positifs qu'en 2005, ce qui pourrait conduire à des marchés plus difficiles. « Il ne faudra pas jouer les indices, mais miser sur le stock-picking et la sélection de valeurs », explique un gestionnaire. « Une baisse brutale n'est pas envisagée, mais il est tout à fait possible de perdre jusqu'à 10 % à moyen terme », confie même le responsable d'une société de gestion, contre l'avis du consensus.


Plus que jamais, l'exercice de prévision s'avère hasardeux. La visibilité ne pourra s'accroître qu'après les premières publications des chiffres d'affaires des entreprises, fin janvier. Trop tard pour les pronostics de fin décembre.



n FRANCK JOSELIN

Un optimisme affiché qui peine à cacher de nombreux doutes

En 2005, les marchés européens ont été dynamisés par la remontée du dollar et ont rattrapé une partie de leur retard de valorisation par rapport au marché américain Les professionnels restent optimistes pour l'année prochaine, même si les signaux d'un ralentissement des performances boursières se multiplient


La surprise a été de taille. Avec une évolution positive de près de 23 % en 2005, les marchés d'actions européens, dynamisés par la reprise du dollar, ont performé deux fois mieux qu'attendu et ont rattrapé leur retard de valorisation par rapport aux marchés américains, qui n'ont progressé que de 5 % dans la même période.

Pour l'année prochaine, les professionnels restent généralement positifs et prévoient encore une progression des indices de l'ordre des 10 %, toutes zones confondues, et ce malgré les signaux qui pourraient présager d'un tassement plus important des performances. « En termes de grandes classes d'actifs, nous demeurons positifs sur les actions par rapport aux placements obligataires, même si cette surpondération est plus modeste que celle que nous avons pu avoir en 2005 », confirme Yves Maillot, directeur de la gestion chez Robeco AM. « Nous sommes positifs sur les actions. Nous estimons que la performance du MSCI World, en 2006, sera à peu près la même qu'en 2005, soit aux environs de 11 % », déclare Patrick Mange, stratège de BNP Paribas, non sans préciser que « l'exercice de prévision est difficile, d'autant que les professionnels ne se règlent pas strictement sur l'année calendaire ».


Une valorisation des marchés toujours attractive. Cet optimisme affiché est la résultante d'une valorisation des marchés attractive, un élément fondamental militant en faveur d'un soutien des cours à moyen terme. Les ratios de cours/bénéfices (PER) s'établissent entre 14 et 15 aux Etats-Unis et entre 11 et 12 en Europe. Le Vieux Continent a donc comblé une partie de son retard de valorisation par rapport aux Etats-Unis, mais des deux côtés de l'Atlantique, les chiffres sont toujours très raisonnables. D'autant que la prime de risque, c'est-à-dire la différence de rendement entre les actions et le marché obligataire, est toujours faible comparé à sa moyenne de long terme. « Les primes de risque se sont un peu réduites récemment des deux côtés de l'Atlantique avec la hausse des cours et la remontée des rendements obligataires, mais elles restent à des niveaux attractifs », note un gérant.



La valorisation des marchés reste attractive malgré leur hausse grâce à la progression des bénéfices


Les valorisations des marchés apparaissent donc tout aussi mesurées que celles observées au début de l'année 2005 et ce, malgré la hausse des marchés. Cela est dû à l'augmentation des profits des entreprises. Les prix des actions ont augmenté, mais les profits ont également progressé. Au final, les rapports cours/bénéfices sont donc restés quasiment identiques. En 2005, cette augmentation des profits a été de 16 % aux Etats-Unis et de 11 % en Europe. L'année prochaine, la croissance attendue des bénéfices reste importante, quoique moins élevée qu'en 2005, avec 13 % attendus aux Etats-Unis et 10 % en Europe.


Ces valorisations sont par ailleurs soutenues par des analyses techniques favorables à la plupart des grands marchés. Ainsi, Louis-Serge Real del Sarte, directeur Europe de Global Equity et spécialiste de l'analyse technique, prévoit à court terme, sur les grands marchés d'actions, des « éléments défavorables, mais relayés par de nombreux facteurs de soutien pour un cycle haussier puissant ».


Momentum à la baisse. Ces anticipations ne rassurent cependant pas tous les professionnels. Deux lectures de ces chiffres s'affrontent en effet. D'un côté, le niveau de croissance des bénéfices proche des 10 % est une assurance pour certains d'une bonne tenue des marchés. De l'autre, les chiffres prévus pour 2006 sont moins élevés que ceux observés cette année. Or, c'est justement à ce tassement de l'accélération, au « momentum négatif » (le changement d'orientation des chiffres), que les marchés réagissent traditionnellement de manière négative. Patrick Mange se veut rassurant. « La baisse des marchés d'actions à la suite de l'anticipation d'un ralentissement de la croissance des bénéfices n'est pas automatique », déclare-t-il.



Corrigés des valeurs technologiques, les marchés s'approchent de leurs plus hauts historiques


Cependant, cette absence de réaction des marchés étonne tout de même certains professionnels. « Contrairement à l'idée convenue selon laquelle la Bourse anticipe, nous avons plutôt l'impression que les marchés réagissent au jour le jour, ce qui n'est pas un comportement très sain », constate un gérant.


Des freins potentiels. Sans conduire à un mouvement de panique, ces inquiétudes sont tout de même confortées par certaines constatations. Depuis leur point bas de mars 2003, les actions ont augmenté de 85 % alors que, dans la même période, les bénéfices n'ont progressé que de 55 %. Ensuite, corrigés des valeurs technologiques, les marchés s'approchent de leurs plus hauts historiques. Enfin, un investisseur américain qui aurait investi sur un prix moyen en 2000 a quasiment retrouvé ses niveaux d'investissement sur le CAC 40. « Sur les marchés européens, explique Yves Maillot, nous sommes sur une zone de résistance. Il y a peu de probabilité de voir les marchés baisser de manière importante et durable, mais il est également peu probable que nous assistions à un emballement dans les prochaines semaines. » Il faudrait donc un élément nouveau pour déclencher une progression forte des indices, comme un mouvement de salut de la nouvelle année (lire encadré) ou un mouvement favorable du dollar.


Les paris restent ouverts. Dans cet environnement, deux comportements prédominent chez les investisseurs. Le premier se traduit par une attente de la publication des premiers chiffres d'affaires en janvier. « Dans cette optique, nous pouvons donc assister à une légère baisse dans les prochaines semaines », note Isabelle Delattre responsable de la gestion chez Raymond James AM. Certains estiment au contraire que tout se joue sur le premier trimestre et qu'il faut être investi au maximum dès le début de l'année et profiter de la hausse avant une possible période d'incertitude.


Quoi qu'il en soit, les anticipations optimistes pour l'année prochaine peuvent paraître contradictoires. La plupart des observateurs sont positifs sur l'évolution des marchés boursiers en 2006 pour des raisons de valorisation, comme c'était déjà le cas au début de l'année 2005. Cependant, ils conviennent également presque tous que les signaux incitant à la prudence se multiplient : la consommation aux Etats-Unis a déçu dernièrement, l'immobilier, toujours aux Etats-Unis, montre des signes d'essoufflement, les profits des entreprises sont au plus haut, aussi bien aux Etats-Unis qu'en Europe, les marges des sociétés ont également atteint des niveaux très élevés et devraient, au mieux, rester stables en 2006. Une série de facteurs qui aurait aussi bien pu conduire les prévisionnistes à la plus grande prudence.



n F.J.

contrarian

Contrariant

i l'on effeuille une année d'agenda 2005, le cap des indices financiers mondiaux était loin d'être tracé. La poussée continue des prix du brut et des matières premières, l'effroyable accumulation de catastrophes naturelles, le ralentissement économique et la remontée métronomique des taux d'intérêt américains pouvaient pousser à la dérive, tout comme les attaques terroristes ou la mise aux oubliettes de la Constitution européenne. Les prévisionnistes se montraient d'ailleurs prudents en janvier, anticipant une progression limitée des marchés. Au bilan, la palme revient aux plus intrépides, la plupart des Places financières internationales affichant des performances à deux chiffres, avec le Japon, les pays émergents et l'Europe aux avant-postes. Le fait est que la hausse des bénéfices des entreprises est restée très soutenue et a plus que relativisé la hausse des cours, la reprise des opérations financières ajoutant une dose importante de stimulation. La pendule tournant, les grands marchés se situent désormais généralement à moins de 20 % des paradis artificiels du début de l'année 2000. Faut-il pour autant considérer qu'il est temps de songer à remettre les pieds sur terre ? Il semble que non. Bureaux d'analyse et gérants s'accordent majoritairement à penser que l'environnement économique est sain, aux clignotants près des conditions monétaires et des prix de l'énergie qui resteront sous contrôle. La valorisation des actions en fait toujours une classe d'actifs à privilégier, jugent les spécialistes (lire p.18), d'autant que l'obligataire suscite une méfiance partagée et que l'immobilier devrait enfin subir le même sort. Malgré tout, au jeu des pronostics, par essence contrariant, il ne serait guère surprenant que l'optimisme mesuré qui prévalait il y a un an soit le pari gagnant de 2006, toutes les cicatrices de la Bourse étant encore loin d'être pansées.




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