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Plus de 2 millions de pages lues et 820 000 visiteurs uniques pour ce blog dont l’auteur, Louis-Serge Real del Sarte, vous propose une curation quotidienne liée à l’actualité, aux stratégies digitales d’entreprises et problématiques d’utilisations de ces nouveaux canaux de communication. Pionnier et auteur du premier ouvrage référençant les 1000 réseaux sociaux mondiaux, il est Leader européen des réseaux professionnels et consultant international pour les entreprises.


La Rose du Prince sur easybourse

Publié le 24 Octobre 2007, 12:51pm

Catégories : #CULTUREL

 

  La Rose du Prince
Publié le 24 Octobre 2007
 

Sabine Heynard-Daudé et Patrice Magnard

cofondateurs de l’association La Rose du Prince

«Et si toutes les entreprises faisaient un don chaque année»


(Easybourse.com) Quel est le but principal de l’association ?
PM : Le but de La Rose du Prince est de développer le mécénat d’entreprise en France, c’est-à-dire de favoriser le financement de projets montés par des associations ou des ONG par les entreprises.

La Rose du Prince met en contact les entreprises et les associations. Elle accompagne les entreprises dans leur choix d’association, et les associations pour faire connaître leurs projets auprès des entreprises.

SHD : Elle permet également d’éclairer les chefs d’entreprise qui souhaitent effectuer un don, mais qui ne savent pas vraiment vers quelles associations se tourner ni quels en sont les avantages tant en termes de communication au sein de leurs entreprises qu’en termes des avantages fiscaux associés au don.

Comment est venue l’idée ?
PM :
L’idée est venue en 1998, à l’époque où je dirigeais la société Alapage.com. l’entreprise marchait bien et j’ai rencontré Christine Janin, alpiniste ayant vaincu l’Everest, Présidente de l’association «A chacun son Everest» .

Cette association invite les enfants atteint d’un cancer à grimper un petit sommet à la montagne afin de leur montrer qu’ils sont capables de monter sur une montagne et ainsi de les aider à surmonter leur maladie, outre le bon air. Elle cherchait des financements pour créer un chalet dédié à son association.

J’ai été immédiatement séduit par le projet et j’ai participé à son financement. J’ai alors rêvé d’un monde où les financements permettraient aux ONG et associations humanitaires, sociales, caritatives, culturelles, etc., de réaliser à 100% leurs ambitions.

Je me suis dit : «et si toutes les entreprises faisaient chaque année un don, symbolique à l’échelle d’une entreprise, mais significatif pour une association, alors on pourrait peut-être passer du rêve à la réalité».

SHD : Pour ma part, je souhaitais depuis longtemps pouvoir contribuer à une action bénéfique pour la société et adhérais complètement à l’idée du développement du mécénat d’entreprise en France.

Après une longue maturation, et un premier essai réussi de rencontres en 2006, j’ai donc décidé de rejoindre Patrice dans cette aventure, qui s’appelait alors «pour une entreprise citoyenne» et nous avons crée «La Rose du Prince».

Nous avons décidé de  lancer l’association  avec une structure et des moyens de communication sur un nouveau concept, plus dans la tendance actuelle, ainsi qu’un format plus humain qui met directement les personnes concernées en relation,  en faisant connaître nos actions.

Quel est le format et le concept des soirées de La Rose du Prince ?
PM :
Lors de ces soirées, les associations, ONG et entreprises se rencontrent autour d’un dîner. Une sélection d’associations monte sur scène quelques minutes pour présenter leurs projets et les financements recherchés.

Les rencontres autour d’une table et d’un verre permettent de faire connaissance et d’échanger autour de projets à haute valeur humaine, dans une ambiance chaleureuse et décontractée.

SHD : Pour optimiser les rencontres, nous faisons le pont entre le monde de l’entreprise et le monde associatif, dont les relations sont parfois difficiles en termes de communication et d’accès.

Il existe des a priori concernant le chef d’entreprise, qui est un peu «diabolisé» et de l’associatif qui est un peu «marginalisé», ces rencontres permettent de mettre de coté ces a priori.

Les retours sur ces rencontres sont d’autant plus satisfaisants, au-delà des dons, qu’humainement les personnes repartent ravies d’avoir pu laisser tomber leurs barrières et d’avoir établi une vraie relation tant du côté des dirigeants de sociétés que des responsables d’association. Cela est déjà un pas essentiel vers notre but.

Comment recrutez vous les associations et quels sont les critères ?
PM :
Le choix des associations se fait par cooptation. Nous rencontrons les associations proposées. Elles remplissent un dossier, qui après examen, est validé si les conditions requises sont remplies. Les associations sont ensuite ajoutées au site Internet de La Rose du prince, ce qui leur donne une visibilité supplémentaire.

Quel sera l’évolution de LRDP, quels projets pour l’avenir ?
PM :
Nous sommes en train de renforcer les moyens de La Rose du Prince avec une permanente, et un site Web dédié, divers moyens de communication presse ou Internet.

L’idée étant de développer l’association de manière nationale prochainement.

SHD : L’ambition est aussi de pouvoir  de se faire entendre sur un plan politique. Montrer que les chefs d’entreprises se regroupent et mènent des actions là où cela devrait parfois être le rôle de l’Etat. Et malgré toutes les bonnes volontés de ce dernier, les dossiers pour obtenir le label d’utilité publique pour une association vont parfois jusqu’à trois ans pour acceptation.

Si plus d’associations pouvaient en bénéficier sans d’une part s’essouffler dans ce parcours du combattant qu’est la lourdeur administrative et d’autre part se retrouver face a des dirigeants qui hésitent compte tenu de la fiscalité intéressante de ce label, alors elles pourraient drainer aussi plus de financements pour les aider dans leurs actions.

Etes vous confiant quant au développement du mécénat d’entreprise en France ?

PM : À l’heure où les richesses se concentrent dans les entreprises, le mécénat d’entreprise à plus que son rôle à jouer. Nous rencontrons tous les jours des chefs d’entreprises qui accueillent très favorablement cette initiative. Peut-être bientôt une généralisation spontanée, comme c’est le cas aux USA, où il est courant que les entreprises financement des fondations et aident les oeuvres caritatives, mais pour les plus petites structures actuellement trop peu de choses sont mises en place pour les aider.

SHD :  Les petites associations, tout comme les jeunes entrepreneurs, ont besoin qu’on les aide à prendre leur envol. Elles ont un rôle important dans le développement de l’économie de notre pays car elles sont les architectes du « mieux être » et du don de soi vers les gens qui sont souvent laissés pour compte car appelés des « improductifs » et qui pour beaucoup ont un potentiel et une richesse incroyables et qui ne demandent qu’a être intègrées ou réintègrées dans le système économique. C'est précisément le rôle des associations que nous soutenons aujourd’hui.

Propos recueillis par R.B.

Publié le 24 Octobre 2007 Copyright © 2006  Retour à l'accueil
 

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