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SOCIAL MEDIA

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Plus de 2 millions de pages lues et 820 000 visiteurs uniques pour ce blog dont l’auteur, Louis-Serge Real del Sarte, vous propose une curation quotidienne liée à l’actualité, aux stratégies digitales d’entreprises et problématiques d’utilisations de ces nouveaux canaux de communication. Pionnier et auteur du premier ouvrage référençant les 1000 réseaux sociaux mondiaux, il est Leader européen des réseaux professionnels et consultant international pour les entreprises.


Pourquoi j'ai également quitté FACEBOOK la semaine dernière

Publié le 20 Novembre 2007, 07:29am

Catégories : #NETWORK

L'excellent papier de l'internaute Rosselin dans 'Métro'

 

"C'est décidé, je me débranche de Facebook. J'arrête demain. Je vais gagner une demi-heure de vie par jour, comme quand on arrête de fumer. Et du temps de cerveau disponible en prime. Pourquoi ?Une raison impérative : le fondateur a expliqué, il y a quelques jours, qu'il avait plein d'idées géniales pour vendre ses inscrits et leur données personnelles à des publicitaires. Une raison impérative et deux cent mille raisons confuses, des signes, des alertes inconscientes...

 Vous connaissez Facebook ? C'est le plus à la mode des "réseaux sociaux". Réseaux sociaux.... wow ! Au premier abord, on est séduit. Pensez, en ces temps de conflits, un réseau social. Ca sert sûrement à quelque chose. Peut-être à dialoguer avec un gréviste, qui sait ? Et puis on s'inscrit et on comprend vite qu'il s'agit tout bonnement de pages personnelles avec des CV et des listes d'amis. Internet quoi. Mais deux jours après que l'on se soit sagement inscrit, expliqué qu'on est de gauche (liberal en anglais, ah oui au fait, Facebook, c'est en Anglais, j'espère que vous avez révisé) ou de droite, donné ses inclinations religieuses, siphoné tout son carnet d'adresses sur le site (ne vous inquiétez pas, c'est du marketing viral, ça ne peut pas être contagieux), et entré son code ADN (oui, Facebook c'est plutôt sarkozyste), on commence à se demander si on est au bon endroit. Un peu comme si vous étiez un papa déguisé en jeune dans une surboum d'ados à Pampelone. Un intellectuel égaré dans un dîner au Fouquet's. Ou un garçon qui cherche du lien social à Djerba la Fidèle.

C'est peut être l'irruption de tous ces "amis", pardon, ces "Friends" qui donne cette tonalité ado-demeuré au site. Exaspérant. Plein de gens vous demandent par mail si vous voulez devenir leur "Friend". C'est gratifiant au début, puis on comprend vite ce que veut dire le mot "Friend" au sens Facebookien : c'est quelqu'un qui veut réseauter socialement avec vous. Comme dans une soirée de networking ou de speed-dating, vous savez les trucs de sans-amis où les gens ont des étiquettes sur leur polo. 

 Ce qui m'a mis la puce à l'oreille, c'est quand Jean-Noël Guerini, un monsieur qui fait de la politique dans le sud, m'a demandé de devenir son ami. Je ne connais par M. Guérini, il est sûrement très sympa, mais pourquoi veut-il devenir mon "Friend" ? Pire, pourquoi ma fille Hannah veut-elle devenir mon Friend ? Je ne suis pas son Friend à la fin, je suis son père ! Tous ces Friends font pourtant tellement de choses super tous ensemble. Par exemple, ils se transforment en vampires et mordent pour transformer leurs amis en vampires. Est-ce que Delanoë est OK pour devenir mon Friend ? Et Guérini ? Et Panafieu ? Pour que je les morde et qu'ils deviennent tous des vampires ? Et qu'ils aillent au bal des vampires avec ma fille ? Et au milieu de tout ça, les Friends arrivent quand même à réseauter pour faire du business, dans une ambiance over-cool et trop "Calif". Trop top. 

 Mais tout ça, au bout du compte, ça prend quand même pas mal de temps. Surtout quand on a une vie en vrai. Et ça ne sert pas à grand-chose. Du réseau social, vraiment ? De la mousse sociale oui ! Un "bulle-partie" sociale comme les aime tant Bob l'Eponge !

 Bon, c'est pas tout ça, mais je dois retourner sur Facebook pour organiser ma migration vers Peuplade (ça c'est un réseau social de quartier, au moins, je pourrais boire des coups en bas de chez moi et emprunter des outils). Je dois expliquer au groupe que j'y ai créé, les "Abandonistes de Facebook", comment se faire la malle.Gasp, si ça se trouve, c'est peut être impossible, comme dans le Prisonnier, ou bien dans le Hotel California des Eagles : "You can check out any time you like... but you can never leave!" Solo."

http://www.metrofrance.com/fr/article/2007/11/18/18/3021-34/

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