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Plus de 2 millions de pages lues et 820 000 visiteurs uniques pour ce blog dont l’auteur, Louis-Serge Real del Sarte, vous propose une curation quotidienne liée à l’actualité, aux stratégies digitales d’entreprises et problématiques d’utilisations de ces nouveaux canaux de communication. Pionnier et auteur du premier ouvrage référençant les 1000 réseaux sociaux mondiaux, il est Leader européen des réseaux professionnels et consultant international pour les entreprises.


L'EDITORIAL : POUVOIR D’ACHAT ET CONCURRENCE

Publié le 30 Mai 2008, 14:44pm

Catégories : #Le mot du Président du Club HEC Finance




Les experts rivalisent d’imagination pour trouver des solutions à la « baisse du pouvoir d’achat » des français, qui est le grand thème du moment. Les causes évoquées sont toujours les mêmes : hausse du prix des matières premières (pétrole, en particulier) et des produits alimentaires ; surévaluation chronique de l’euro ; faible croissance ; chômage supérieur à la moyenne européenne (et donc frein à la hausse des salaires) ; endettement public et déficit budgétaire, qui réduisent les marges de manœuvre de l’Etat ; chûte de la compétitivité des produits français (visible dans les résultats de notre commerce extérieur).

 

 

         Cependant, une explication est rarement avancée : le manque de concurrence. Or, la théorie économique démontre clairement les bienfaits de la compétition entre producteurs ou distributeurs. Sur ce dernier point, l’attention commence à être portée sur les dysfonctionnements causés par les  lois Royer Galland et Raffarin. On constate que le panier de la ménagère allemande est meilleur marché que celui de la ménagère française (20 à 30 % de différence), grâce en grande partie, à l’existence du discount et à une concurrence plus efficace.

         On s’aperçoit également que beaucoup de secteurs font encore l’objet de quasi-monopoles en France, tels que la santé ou l’éducation. Sur cette dernière, on pourra rappeler la place médiocre occupée par les universités françaises dans le classement mondiaux : c’est finalement un signe de faible compétitivité de l’enseignement « à la française ». On pourrait d’ailleurs multiplier les exemples : ainsi les activités de nos ports, en pleine régression (la part de la France tend à diminuer, en raison du manque de compétitivité de notre logistique portuaire).

         C’est que la tradition étatiste française a toujours craint le libéralisme économique, qui s’appuie sur la libre  concurrence (et favorise, par ce biais, la baisse des prix), car il donne le pouvoir aux consommateurs. Dans un pays qui a subi l’encadrement des prix jusqu’en 1986, c’est en fait l’Etat qui fixait traditionnellement les prix (il le fait encore pour le gaz, par exemple). Il rechigne à partager ce pouvoir. Voilà le fond des choses.

 

 

                                                                          
Bernard MAROIS

                                                                           Président du Club Finance

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