Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

SOCIAL MEDIA

SOCIAL MEDIA

Plus de 2 millions de pages lues et 820 000 visiteurs uniques pour ce blog dont l’auteur, Louis-Serge Real del Sarte, vous propose une curation quotidienne liée à l’actualité, aux stratégies digitales d’entreprises et problématiques d’utilisations de ces nouveaux canaux de communication. Pionnier et auteur du premier ouvrage référençant les 1000 réseaux sociaux mondiaux, il est Leader européen des réseaux professionnels et consultant international pour les entreprises.


L’immobilier français à bout de souffle

Publié le 9 Juillet 2008, 11:00am

Catégories : #Article de Presse



L’immobilier français à bout de souffle



(Easybourse.com) Depuis près de dix ans, les prix dans le secteur immobilier français ont connu une hausse continue, jusqu’à pratiquement doubler sur la période. Mais la crise des subprimes est passée par là, et les prix au 1er semestre sont demeurés exceptionnellement à l’équilibre…


A en croire le président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), René Pallincourt, «il n'y a pas de crise de l'immobilier, mais une crise financière avec des dommages collatéraux sur l'immobilier», faisant ainsi sien sur le fond, les récents commentaires de la ministre du Logement, Christine Boutin.

Equilibre instable

Plus encourageante que ses consoeurs qui anticipent déjà, à l’image des agences Laforêt Immobilier, un recul des prix de quelque 15% sur deux ans, la Fnaim ne prévoit pas «de risque de baisse brutale des prix» mais une stabilisation durable de ces derniers.

Ainsi, admet René Pallincourt, le secteur immobilier français qui a profité d’une dizaine d’années de croissance sans interruption des prix (de l’ancien essentiellement), semble bel et bien «en fin de cycle».

De son côté, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, considère que «si les prix baissent, c'est plutôt sain».



Si les conclusions divergent un peu entre spécialistes du secteur, ils s’accordent toutefois sur les mécanismes expliquant un tel ralentissement, amorcé dès le second semestre 2007. Jusqu’à cette période, le coût du crédit était faible du fait d’un niveau de taux d’intérêt lui-même bas, et la durée du crédit s’allongeait sans difficulté.

Ces deux facteurs permettaient de compenser la hausse soutenue des prix de l’immobilier. Or, avec l’augmentation des taux d’intérêts (près d’un point en une année), le marché du crédit est clairement devenu plus difficile d’accès pour nombre de clients. Résultat, selon le président de la Fnaim, «les ménages sont tentés de spéculer à la baisse et de reporter leur projet immobilier».

Les acheteurs se font rares

De fait, les ventes dans l’immobilier ont nettement reculé, le volume des transactions chutant même de 10% au 1er semestre par rapport à la même période un an plus tôt. Selon les données de la Fnaim, les prix stagnent sur tout le territoire français : +2,4% dans la région Sud-Ouest, +0,6% dans le Centre et les Alpes, et +1,9% sur l’Ile-de-France.

Et dans certaines villes, les prix ont même diminué, notamment à Rennes (-2,3%), à Marseille (-1,5%), ou encore Grenoble (-1,3%).

Quant à celles qui résistent, elles sont peu : Lyon (+5,3%), Bordeaux (+2,4%) ou Strasbourg (+4,1%).

C.S.

Publié le 09 Juillet 2008 sur Easybourse  
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents