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Plus de 2 millions de pages lues et 820 000 visiteurs uniques pour ce blog dont l’auteur, Louis-Serge Real del Sarte, vous propose une curation quotidienne liée à l’actualité, aux stratégies digitales d’entreprises et problématiques d’utilisations de ces nouveaux canaux de communication. Pionnier et auteur du premier ouvrage référençant les 1000 réseaux sociaux mondiaux, il est Leader européen des réseaux professionnels et consultant international pour les entreprises.


WORLD FINANCE AND GOVERNANCE

Publié le 23 Juillet 2008, 15:51pm

Catégories : #Le mot du Président du Club HEC Finance




Since the Second World War, the world has witnessed 3 phases: first, until 1989, saw a confrontation between two blocs: the capitalist bloc on the one hand, led by the USA and block "socialist" ( we should rather write "communist") with the USSR as a leader on the other. Then the chûte of the Berlin Wall has seen the emergence of a "hyperpower", the USA, able to dictate its law to the rest of the world (liberation of Kuwait, crusade "anti-terrorist", enlargement of NATO , Etc.)..

Since 2003, we are entering a third phase, a multipolar world, where nations regain their lustre, the way the configuration issue of treaties of Westphalia in 1648. What are the symptoms: first, the emergence of China, returned to the WTO, champion of economic growth and host the next Olympics and then the Americans go it alone in Iraq (2003), the Germany and France failing to support them, the Russian revival, directed by Putin and helped by higher oil prices and finally the cost of arrest to Europe "institutionalized" resulting from the different 'no' to referendum (France, Netherlands and, more recently, Ireland) and attempts by Iran to develop atomic weapons.

What are the consequences of these developments for finance? In the period of cold war, the goal of Western leaders was to avoid the changeover of European countries in the economy led to the Soviet Union, thanks to the influx of Anglo-Saxon capital, the limitation of socialist experiments (tolerant "mixed economy" to the French or the "travaillisme" UK) and good coordination of national economic policies, provided by the G-7 (USA, Japan, Germany, United Kingdom, France, Italy and Canada) and marked by the Plaza Accord and then the Louvre.

The second period, after 1989, saw an offensive of American capitalism, through the development of financial markets, has tried to spread the economic liberalism (including widespread privatization in emerging countries). In return the IMF and World Bank have contributed greatly to the rescue of economies in difficulty (1997 Asian crisis and Russian and Brazilian crises of 1998).

Today, the economic and financial governance at the global level, enters a delicate phase. Each country tries to defend its own interests: for example, the USA do not support the dollar and prefer to lower their interest rates; China refuses to revalue the yuan, the Doha negotiations (WTO) stalled, Europe remains divided, torn between the desires of lax state and the rigour of the ECB

That is why the voices of those who demand more regulations to contain future financial crises are likely to preaching in the desert. Without a global governance accepted by all, each state will try to escape by its own means, what does not "sing tomorrow."





FINANCE ET GOUVERNANCE MONDIALE

 

 

 

Depuis la seconde Guerre Mondiale, le monde a connu 3 phases : la première, jusqu’en 1989, a vu un affrontement entre deux blocs : le bloc capitaliste d’une part, mené par les Etats–Unis et le bloc « socialiste » (on devrait plutôt écrire »communiste »), avec l’URSS comme chef de file d’autre part. Ensuite la chûte du Mur de Berlin a vu l’avènement d’une « hyperpuissance », les Etats-Unis, capable de dicter sa loi au reste du monde (libération du Koweit, croisade « anti-terroriste »,  élargissement de l’Otan, etc.).

Depuis 2003, nous sommes rentrés dans une troisième phase, un monde multipolaire, où les nations retrouvent leur lustre, à la façon de la configuration issue des traités de Westphalie de 1648. Quels en sont les symptômes : tout d’abord, l’émergence de la Chine, rentrée à l’OMC, championne de la croissance économique et hôte des prochains Jeux Olympiques ; ensuite le cavalier seul des Américains en Irak (2003), l’Allemagne et la France s’abstenant de les soutenir ; le renouveau russe mis en scène par Poutine et favorisé par la hausse des prix du pétrole ; enfin le coût d’arrêt à l’Europe  « institutionnalisée » résultant des différents « non » au référendum (France, Pays-Bas, puis, plus récemment, Irlande) et les velléités de l’Iran à se doter de l’arme atomique.


Quelles sont les conséquences de ces évolutions pour la finance ?
Dans la période de guerre froide, l’objectif des dirigeants occidentaux a été d’éviter le basculement des pays Européens dans l’économie dirigée, à la soviétique, grâce à l’afflux des capitaux anglo-saxons, à la limitation des expériences socialistes (tolérant « l’économie mixte » à la française ou le « travaillisme » britannique) et à une bonne coordination des politiques économiques nationales, assurée par le G-7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Canada) et marquée par les accords du Plaza et ensuite du Louvre.


La deuxième période, après 1989, a vu une offensive du capitalisme américain qui, à travers le développement des marchés financiers, a essayé de répandre le libéralisme économique (privatisations généralisées y compris dans les pays émergents). En retour le FMI et la Banque Mondiale ont participé largement au sauvetage des économies en difficulté (crise asiatique de 1997, et crises russe et brésilienne de 1998).


Aujourd’hui, la gouvernance économique et financière, au niveau mondial, rentre dans une phase délicate. Chaque pays tente de défendre ses propres intérêts : ainsi, les Etats-Unis ne soutiennent pas le dollar et préfèrent baisser leur taux d’intérêt ; la Chine refuse de réévaluer le yuan ; les négociations de Doha (OMC) piétinent ; l’Europe reste divisée, écartelée entre les désirs laxistes des Etats et la rigueur de la B.C.E.


C’est pourquoi les voix de ceux qui réclament plus de règlementations pour contenir de futures crises financières risquent de prêcher dans le désert. En l’absence d’une gouvernance mondiale acceptée par tous, chaque Etat va tenter de s’en sortir par ses propres moyens, ce qui n’augure pas « des lendemains qui chantent ».

 

 

                                                                                     Bernard MAROIS

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