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Jean-Louis DEBRÉ nommé, Stéphane DIAGANA motivé, Marlène JOBERT célébrée, Serge LUTENS décoré, Thomas PIKETTY déterminé, Stéphane ROZÈS tempéré.
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Jean-Louis DEBRÉ (au Who's Who in France depuis 1975)
Des colonnes du Palais Bourbon à celles de Buren au Palais Royal, il n’y a qu’un perchoir à descendre pour rejoindre la rue Montpensier. Après avoir passé les cinq dernières années à surveiller, calmer et rabrouer les membres de l’hémicycle, tous bords confondus, c’est désormais la table des Sages que présidera Jean-Louis Debré. Table qu’on imagine et qu’on espère un peu moins dissipée. Nommé par Jacques Chirac, le nouveau président du Conseil constitutionnel, qui a fait ses adieux aux députés et qualifié d’«honneur de sa vie» les cinq années passées en leur compagnie, devient ainsi le gardien d’une Constitution écrite par son père il y a près d'un demi-siècle. Il accepte également un poste que ce dernier avait décliné en son temps, parce qu’il refusait le devoir de réserve qu’impose la fonction. Des réserves, Jean-Louis Debré va devoir en avoir, de l’énergie aussi : une des ses premières missions sera en effet de veiller au bon déroulement des élections présidentielles et législatives des mois à venir.
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Marlène JOBERT (au Who's Who in France depuis 1970)
En lui décernant samedi dernier un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, la profession a salué le parcours atypique d’une ex-égérie du cinéma français, reconvertie avec succès dans l’écriture de contes pour enfants. Si sa dernière apparition au cinéma date de 1989, le jeu des rediffusions télévisées n’a cessé de nous rappeler à quel point elle fut, dans les années 70, une actrice remarquable de spontanéité et de sensualité. Véritable sex-symbol, elle tourna avec Godard et Louis Malle et donna la réplique à Kirk Douglas et Orson Welles. Ce n’est pas rien, même 30 après. Dans Nous ne vieillirons pas ensemble, film âpre et violent à contre-pied de ses rôles primesautiers, elle incarna Catherine, maîtresse amoureuse et malheureuse d’un Jean Yanne sidérant de muflerie. Le plus grand film de Maurice Pialat. Le meilleur rôle de Marlène Jobert.
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Thomas PIKETTY (au Who's Who in France depuis 2002)
Elu en 2002 Meilleur jeune économiste de France et devenu depuis directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et chroniqueur acéré dans Libération, il vient de réaliser son rêve : créer en France le pendant de la prestigieuse London School of Economics (LSE), où d’ailleurs il étudia. La Paris School of Economics (PSE), dont Thomas Piketty a été nommé directeur, est née la semaine dernière et s’affiche d’emblée comme un concurrent des grands laboratoires de recherche anglo-saxons et de la LSE. Comme eux, et au-delà d’une apparente homonymie, l’école s’appuiera sur des fonds autant publics que privés et entend subvenir à ses besoins avec les seuls intérêts des capitaux ainsi récoltés. Cette ambition constitue pour son fondateur (avec Daniel Cohen) la plus solide garantie d’indépendance pour les 200 chercheurs et 300 étudiants amenés à travailler au sein de cette nouvelle Grande école. Avec l’espoir qu’émerge parmi eux le successeur de Maurice Allais, seul Français, en 38 ans, à avoir reçu le prix Nobel d’économie.
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Annalisa LOUSTAU Née le 1er mars |
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