Présentation

  • : Absolute Trading method
  • Absolute Trading method
  • : easyblog Économie
  • : Ce blog est l'expression critique sous un angle ludique de différentes thématiques généralistes. Il partage une vision politique démocratique et offre de nombreux modules sur les marchés financiers et autres sujets divers.
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Calendrier

Septembre 2010
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>

Concours

Recommander

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles

Article économique

CFO-news

le grand quotidien gratuit en ligne,

 leader de la finance opérationnelle,

 vient de lancer deux nouveaux espaces gratuits :

le "FORUM" et le "SOCIAL"

 


 
Liens directs :
www.cfo-news.com
www.cfo-news.com/forum
www.cfo-news.com/social
 



C’est fait. La Banque centrale populaire (BCP) a passé un accord pour le rachat d’Upline. Une transaction dont les soubassements ne sont pas seulement économiques. Source: http://www.telquel-online.com/339/economie1_339.shtml

 

 



Ce qui était rumeur il y a encore quelques semaines est pratiquement confirmé. Le rapprochement entre la Banque centrale populaire et Upline est désormais sur les rails. D’après des sources proches du dossier, un protocole d’accord a été signé entre les deux parties et l’annonce devrait en être faite incessamment, en attendant la remise du rapport final établi par Ernest & Young, le cabinet de conseil mandaté par la BCP. La valorisation globale du groupe Upline aurait été estimée à 750 millions de dirhams. Selon les mêmes sources, la BCP devrait procéder à une augmentation de capital, de sorte qu’elle puisse devenir majoritaire au sein du groupe. Upline procédera par la suite à l’absorption des filiales de la BCP œuvrant dans l'intermédiation et dans la banque d'affaires, à savoir Al Wassit, Al Istitmar Chaâbi, Al Mousahama et Media Finance. L’objectif est de créer un grand pôle financier leader sur le marché, avec un portefeuille qui devrait dépasser les 10 milliards de dirhams. À la tête de ce pôle, certaines sources avancent le nom d’un certain Rachid Tlemçani. Il aurait même été nommé conseiller du PDG de la BCP, en attendant la concrétisation du deal avec Upline. Ce casting - s’il se confirme - peut intriguer, tant l’ex-Monsieur synergie de l’ONA ne fait pas l’unanimité. Son éviction du holding royal, maladroitement maquillée en démission, n’est pas passée inaperçue. Le nouveau patron de l’ONA aurait en effet mal digéré la sortie fracassante de Tlemçani sur les ondes d’une radio privée, après le limogeage de Saâd Bendidi. Une interview où il avait durement critiqué l’ex-patron du holding. En haut lieu, ces déclarations ont été interprétées comme une trahison. Résultat : quelques semaines à peine après l’installation du nouveau président de l'Ona, Moâtassim Belghazi, Tlemçani a été prié de prendre la porte de sortie. Sa nomination éventuelle à la tête du pôle boursier de la BCP serait-elle une tentative de récompenser les loyaux services d’un fidèle du secrétaire particulier du roi ? En tout cas, le concerné nie en bloc tout contact avec la BCP. “Le salariat, c'est terminé pour moi”, martèle-t-il ici et là. A la présidence de la BCP, on se garde également de tout commentaire sur l’opération. Même blackout du côté du groupe Upline. “On a l’habitude d’étudier tous les projets qui se présentent à nous. Notre souci est qu’ils soient intéressants pour les clients, les employés et les actionnaires”, se contente d'expliquer Hassan Aït Ali, PDG d’Upline Group. Sauf que cette fois-ci, le projet en question va marquer un grand tournant dans l’histoire d’Upline. Une histoire qui a été marquée de succès, de mystères, d’opérations floues et même d’irrégularités.

Success story
En fait, pour comprendre les soubassements de cette opération, il faut revenir loin en arrière. Nous sommes en 1992. Trois copains décident de créer une structure dédiée à la production de recherches pour les institutionnels étrangers. Hassan Aït Ali, Jalal Houti et Mohamed Mekouar étaient alors loin de penser que, quelques années plus tard, leur société allait devenir ce qu’elle est aujourd’hui. En 1993, deux nouveaux actionnaires rejoignent le tour de table d’Upline, à savoir Aboubakr Jamaï, avant son passage par le Journal Hebdo, et Anass Alami, actuel patron de Poste Maroc. Une dream team qui avait tout pour réussir. D'autant que le contexte s’y prêtait à merveille. Grâce à la réforme de la Bourse de Casablanca, engagée à cette époque, les actionnaires ont commencé à avoir plus de visibilité. “Il y a avait une opportunité de demander un agrément de société de Bourse”, explique Hassan Aït Ali. Mais pour réellement s’imposer sur le marché, il fallait s’adosser à un institutionnel. En décembre 1993, Upline conclut un accord avec Finacor, spécialiste européen de l’intermédiation financière, pour créer, à parts égales, Upline Securities. En 1995, Aboubakr Jamaï quitte le navire pour créer le Journal. À cette époque, le capital était réparti à parts égales entre les quatre actionnaires. C’est à partir de la même année que le groupe Upline a commencé à développer ses activités conseil. L’occasion était trop belle. Afin de renforcer sa force de frappe, Upline procède en 1995 à une augmentation de capital et la famille jordanienne Omar Masri fait son entrée dans le tour de table à hauteur de 10%. L’intérêt croissant pour la gestion des OPCVM encourage par ailleurs les fondateurs à créer une autre filiale, Upline capital management. La success story perdure…

Mais en juin 1998, les relations avec le partenaire Finacor commencent à se détériorer. Le groupe Upline décide finalement de racheter les parts de ce dernier dans le capital d’Upline Securities. En revanche, ses fondateurs n’hésitent pas à accepter une prise de participation de 20% de l’Américain Cairnwood Mena Group dans le capital. C’est une nouvelle ère qui commence, une ère pleine de promesses. Les opportunités offertes par le marché poussent le groupe à développer d’autres activités, avec pour objectif d’attaquer le marché de l’Afrique du nord et du Moyen-Orient. Et pour faciliter leurs transactions, les actionnaires procèdent en 2001 à la création d’un holding domicilié au Luxembourg. La petite structure, créée dans un minuscule local à Casablanca, commence à prendre son envol. Ses fondateurs poussent leurs ambitions encore plus loin, jusqu’à négocier l’achat d’une société de Bourse en Egypte. Mais l'opération n’aboutira jamais. La présence sur le marché du Moyen-Orient ouvre de nouveaux horizons pour Upline. D’ailleurs, à la même période, la Banque égyptienne d’investissement EFG-Hermes engage des négociations avec le groupe pour une éventuelle fusion. Là aussi, les divergences au niveau de la stratégie vont faire capoter l’opération.

Des actionnaires trop gourmands
Au Maroc, le succès grandissant d’Upline ne va pas échapper aux grosses pointures de la finance locale ni à l’entourage royal. L’activité boursière est à son apogée et Upline se présentait comme le modèle d’un groupe structuré avec à sa tête des jeunes débordant de talent. Une aubaine pour les investisseurs. Un nouvel actionnaire fait alors son entrée dans le capital du groupe. Un Emirati nommé Hamad Abdullah Rashid Al Shamsi. L’opération est conclue en toute discrétion. Cela n’a pas empêché les langues de se délier. Dans les salons casablancais et rbatis, l’identité de celui qui se cachait derrière le personnage d’Al Shamsi était un secret de polichinelle. Cette personnalité n’était autre qu’un membre de la famille royale. Une présence qui allait donner évidemment plus de poids et de notoriété au groupe, traçant ainsi un nouveau tournant décisif dans l’histoire d’Upline. À cette époque, plusieurs introductions en Bourse se préparent. À l’image des autres sociétés de Bourse, Upline était prête à tout pour avoir sa part du gâteau, quitte à ignorer certaines règles élémentaires de la finance. Nous sommes en juillet 2007. L’introduction en bourse de la CGI est un énorme succès. Les fondateurs d’Upline flairent la bonne affaire et mettent au point un stratagème minutieux… sans se soucier des hypothétiques conséquences. Concrètement, ils ont utilisé les fonds déposés par les clients pour régler les souscriptions de plusieurs entités domiciliées dans un paradis fiscal et propriété d’un mystérieux Anglais. Le deal établi entre les deux parties est que ce dernier, via ses structures écrans, s’engage à vendre les actions avec une plus-value convenue d’avance. La manœuvre marche comme sur des roulettes et les fondateurs se retrouvent avec un véritable pactole en caisse. Certains parlent d’une manne de 240 millions de dirhams ! Mais l’opération était trop belle pour passer inaperçue. Le 13 mars 2008, un communiqué du CDVM tombe comme un couperet. L’enquête diligentée par le gendarme du marché a conclu au non-respect par Upline des règles liées à la souscription. Résultat : la société de Bourse écope d’une amende de 10 millions de dirhams et d’une menace de retrait de son agrément de dépositaire. Un coup très dur pour ses fondateurs. D’ailleurs, Anass Alami, qui avait déjà démissionné du conseil d’administration après sa nomination à Poste Maroc, n’a pas hésité à vendre les 9% qu’il détenait dans le capital du groupe. 5% ont été repris par Amine Belkeziz, directeur du pôle ressources à Upline et surtout un ami très proche du prince Moulay Rachid. Les 4% restants ont été rachetés par les trois fondateurs, encore présents dans le tour de table.

D'une pierre deux coups
Bien avant l’annonce de la sanction du CDVM, l’actionnaire de référence caché derrière le paravent d’Al Shamsi avait mal digéré les irrégularités commises lors de l’introduction en Bourse de la CGI. La réputation d’Upline était désormais entachée et est devenue surtout gênante pour “l’actionnaire royal”. Décision était alors prise pour qu’il puisse sortir du capital d'Upline via l’introduction en Bourse du groupe. Une demande est alors déposée auprès du CDVM et une large campagne de communication institutionnelle est mise sur pied. À cette date, le gendarme de la Bourse avait déjà engagé une enquête sur l’affaire CGI. Le projet d’introduction en Bourse s’en est trouvé naturellement en stand by. L’annonce de la sanction rendait l’affaire encore plus compliquée. Il fallait alors trouver une autre pirouette pour permettre à l’actionnaire de référence de quitter le tour de table le plus discrètement possible. Vient alors l’option d’un rapprochement entre Upline et la BCP. À ce moment-là, Mohamed Benchaâboun venait à peine de quitter l'ANRT pour s'installer dans le fauteuil de président de la banque du cheval. Ce projet était d’autant plus intéressant qu’il permettait de faire d’une pierre deux coups : en devenant actionnaire majoritaire d’Upline, la BCP espère doper son pôle financier. ICF Al Wassit et Al Istitmar Chaâbi, les deux bras armés du groupe dans l’intermédiation boursière et la gestion d’actifs, affichent en effet de piètres performances et se placent loin derrière les filiales des autres groupes bancaires. Autant dire que le projet de rapprochement est venu à point nommé. Un cabinet de conseil est aussitôt mandaté pour étudier les différents scénarii de rapprochement. D’après des sources proches du dossier, la BCP devrait acquérir les 40% détenus “nominativement” par Al Shamsi et les 5% de Amine Belkeziz. Et pour devenir majoritaire, des discussions auraient été engagées pour l’acquisition des parts détenues par l’américain Cairnwood Mena Group (15%) et le jordanien Omar Masri (6%), avec une optique d’introduction en Bourse dans quatre ans. Seul point d’interrogation : quel sera le sort des fondateurs ?

 

 



Val’Angels et Novaris
Investir avec les entrepreneurs,

Découvrez et rencontrez les leaders de demain lors de notre prochain comité de sélection.
Mardi 24 novembre 2009 de 19h00 à 21h30 avec cocktail dinatoire.
23 rue Raspail
94200 Ivry sur Seine

On a sélectionné pour vous 5 projets à fort potentiel de développement :

EXtel :
Jeune pousse française du Recommerce Solutions incubée par l'Institut Télécom, a mis au point le système Extel pour donner une deuxième vie aux mobiles (mise à jour). Il suffit à l'internaute d'enregistrer son mobile sur le site pour en connaître la valeur, pour faire bénéficier une association des fruits de cette vente et d'envoyer sans frais son téléphone vers un circuit de réutilisation qui emploie des personnes handicapées. Modèle économique durable, réduction de l'impact environnemental et accompagnement social, tous les ingrédients du green IT sont là. Et la démarche s'applique aussi bien aux entreprises qu'aux particuliers.

All :
Cette société commercialise depuis deux ans une application (ERP) en mode Saas destinée aux petites PME principalement pour la gestion commerciale / vente / clients. Les applications sont compatibles avec les packages de gestion du marché. La base clients (environ 200) et le CA sont en forte progression. La levée de fonds est destinée à développer la structure commerciale avec un réseau indirect.
Un package de création très simple d’utilisation de sites Internet permet aux clients de disposer d’outils efficaces pour créer et gérer leurs sites.
Le CA résulte d’abonnements annuels.
 
Cross :
Cette société  commercialise aux golfs de toutes tailles et situés partout en France un nouveau système d'information et de communication au service de leurs membres et de leurs clients par le biais d'écrans plats installés dans les Club-houses et les proshops. Une première série d’écrans est opérationnelle, avec des accords engagés avec des annonceurs, des agences de communication et des régies publicitaires.
Ce mode de communication est encore peu développé dans le monde du golf créant une opportunité de marché à court terme.
Un premier CA est déjà réalisé par la vente d’espaces publicitaires (éventuellement par la réalisation des spots publicitaires) avec des abonnements annuels.
 
 
M Reg :
Cette société a développé la première version d’un logiciel destiné à réduire l'encombrement des boites email internes des entreprises, et augmenter la pertinence des échanges email internes.
M Regu est un add-on d'Outlook. Cible: entreprises de + de 100 salariés
Le CA comprend des abonnements annuels par postes équipés, les premiers tests « terrains » sont prévus en fin 2009 avec une grande banque française.
(M Reg a le soutien OSEO et Microsoft / bizpark).
 
S-tech :
Développement et début de commercialisation au niveau mondial d’un dispositif médical breveté, qui comble un vide technique et marketing dans un immense marché sous- estimé des personnes souffrant de nez régulièrement bouché et de ses nombreuses conséquences comme le ronflement, sinusites, sommeil perturbé, problèmes d’absorption d’oxygène, performances physiques diminuées.
La vente des produits a démarré en 2008
 
En pratique :

Agence de Développement du Val de Marne
Métro : Ligne 7- Station Mairie d’Ivry
RER C : Station Ivry sur Seine
Parking : 2 rue Truillot
Veuillez confirmer votre participation avant le 20 novembre.SVP !
Pour vous désinscrire de cette lettre d’information, renvoyez cet email avec l’objet désinscription.

Sincères salutations,

 Lotfi LOUEZ
Secrétaire général
Val’ Angels
Les Business Angels du Val de Marne
01 43 90 64 18
Info@businessangels-vdm.com
www.valangels.com
 



Le classement des fonds souverains par actifs gérés


Pays Fonds souverains Actifs gérés      (en milliard)
Emirats Arabes Unis Abu Dhabi Investment Authority (ADIA)          $875
Singapour Government of Singapore Investment Corporation (GIC)          $330
Norvège Government Pension Fund          $330
Arabie Saoudite Divers fonds          $300
Koweït Kuweit Investment Agency (KIA)          $250
Chine China Investment Corp. (CIC)          $200
Russie Stabilization Fund of the Russian Federation (SFRF)          $163
Singapour Temasek Holdings          $159
Qatar Qatar Investment Authority (QIA)          $50
Autralie Australia Future Fund          $50
Lybie Libyan Invesmtent Authority           $50
Algérie Fonds de régulation des recettes (FRR)          $43
Etats-Unis Alaska Permanent Reserve Fund          $40
Brunei Brunei Investment Authority          $30
Corée du Sud Korea Investment Corporation (KIC)          $20
Emirats Arabes Unis Dubai International Capital (DIC)          $18
Malaisie Khazanah Nasional          $18
Kazakhstan National Fund          $18
Venezuela National Development Fund          $18
Canada Alberta Heritage Savings Trust Fund          $17
Taïwan National Stabilization Fund          $15
Iran Oil Stabilization Fund          $15
Chili Economic and Social Stabilization Fund + le Pension Reserve Fund           $11
Nigeria Excess Crude Account          $11
Botswana Pula Fund          $7
Oman State General Reserve Fund          $6
Total            $3 043




Source : Enjeux (mars 2008) ; Le Figaro (mardi 29 janvier 2008) ; Peterson Institute, Policy Brief (août 2007) ; Sovereign Wealth Fund Institute ; Council on Foreign Relation, Sovereign Wealth Funds (18 janvier 2008) ; Morgan Stanley (septembre 2007)

Le classement des fonds souverains par actifs gérés :

Il est difficile de connaître le nombre exact de fonds souverains dans le monde, du fait que certains fonds, au moyen de la définition utilisée, sont considérés par certains comme un fonds souverain et par d’autre, comme une simple entreprise possédée par l’État ou bien un fonds de pension public. D’autre part, le manque de transparence de la part des états possédant des fonds rend la recherche plus ardue. Néanmoins, en janvier 2008, l’analyste financier Simon Tse[1], a établi un nombre de vingt-cinq fonds souverains dans le monde. Puis le magazine Enjeux, de mars 2008, a établi une liste de vingt-six fonds souverains. Nous retiendrons donc une liste non exhaustive de vingt-six fonds souverains en activité dans le monde.


                        Le tonneau des Danaïdes

                Henry Paulson ne se justifiera jamais de son changement de stratégie au regard de la tournure dramatique de la situation. En effet l'enveloppe votée pourrait se révéler un pansement bien trop faible pour colmater l'hémorragie. Force est de constater que l'immobilier se retourne, la chute des indices se poursuit, la bourse russe s'effondre, la récession pointe son nez, le risque de déflation s'accroît, la crise de liquidité affecte bien l'économie réelle, l'industrie automobile est sinistrée, les dégâts financiers semblent pour le moment  incommensurables et la diminution de l'effet richesse affecte le moral des ménages. Il sera difficile pour l'état d'imposer l'obtention de prêt compte tenu de l'exemple nippon des années 1990. Devant leur problème de financement, les entreprises vont donc être contraintes de se désendetter et sabrer leurs investissements. Chomâge et faillites d'entreprises seraient le lot quotidien de la presse de l'année 2009. Pour mémoire,  et sans faire d'analogie déplacée avec la crise de  1929, le Dow Jones avait perdu 90% de septembre 1929 à juillet 1932, dont 34% en 1930 et surtout 54% l'année suivante.

                 Le G20 pourrait adopter un Bretton woods bis à l'image du 'New Deal" de Roosevelt en 1933, pour coordonner la coordination entre états et ainsi pallier la politique du' chacun pour soi', fixer des objectifs de parité entre les grandes monnaies pour éviter un nouveau débouclage de 'Carry-Trade' asséchant de plus belle les liquidités par la progression fulgurante du Yen,  promouvoir par le biais du FMI la baisse généralisée des impôts et des prélèvements obligatoires favorable à une relance de l'économie, poursuivre de baisser les taux des banques centrales, proscrire pour un temps la vente à découvert sur l'ensemble des places pour juguler la spéculation, coordonner les organismes de contrôle pour pallier les défaillances flagrantes à tous les échelons, rendre transparents les processus de gestion des risques, délocaliser l'épargne prudente à image du 'Livret A' français pour la replacer dans le circuit, légiférer sur les statuts des fameux "trous noirs de la régulations", niches fiscales dont ces paradis bancaires et fiscaux deviennent aujourd'hui un enfer monétaire, promouvoir le crédit aux particuliers et réglementer les hedge-funds en créant un nouveau code de conduite.

                Mais l'assainissement des bilans, la facture pour éponger les produits toxiques, la reconstitution des fonds propres des institutions bancaires et à terme leur marges prendra du temps. Les fonds publics utilisés pour restaurer la confiance en diminuant la volatilité sur les taux interbancaires et resserrer le spread de crédit, la garantie des dépôts illimités par les établissements bancaires, permettraient d'enrayer la chute des indices boursiers. La théorie keynésienne de l'intervention étatique avec une double crise de crédit et de la demande risque de l'emporter accompagnée à terme d'un regain d'inflation et de pression fiscale. Devant l'absence de publications des entreprises à court terme, Il faut espérer un 'window dressing' de fin d'année favorable pour embellir les bilans, appuyé par le succès du nouveau plan de relance chinois puis des nouvelles mesures du G20 de demain.

                Toute la question est de savoir si le marché à déjà intégré l'ensemble de ces mauvaises nouvelles dans ses cours. Sur notre indice CAC, la rupture du niveau des 2900 points serait dramatique. Les deux points majeurs suivants susceptibles d'enrayer la chute seraient situés sur les niveaux de 2400, correspondant au plus bas de mars 2003, voire 1420 prenant sa source dans les plus bas des séances de janvier 1991. La chute du pétrole proche de cent dollars en quatre mois signe le dégonflement de la bulle des matières premières,  alimentée par les coupures de pauses des hedge-fund pour faire face aux décollectes et permet d'anticiper un 'reverse flight to quality' favorable aux indices.  Les entreprises fortement sous-valorisées seraient autant d'opportunités pour les fonds souverains et privés détenteurs à ce jour d'importantes liquidités. Notre scénario communiqué fin octobre sur l'indice CAC prône en faveur de la poursuite du rebond initié sur le niveau de 2950 et signe une stratégie de retournement majeur à  court et moyen terme. La présence en graphique hebdomadaire de figures techniques de type 'reverse head & shoulders' plaide en ce sens.
A contrario, revenir briser le niveau situé sur 2900 rendrait cet optimisme caduque.

Louis-Serge Real del Sarte
Directeur Europe de Global Equities

Visitez le site de Global Equities : http://www.global-equities.com




Selon Challenges :
Un rapport accable la direction de la Caisse d'Epargne

La perte de 695 millions d'euros ne relève pas du tout d’un "incident de marché" mais d’une véritable "dérive" dans la gestion des risques de la banque

Il ne s’agit pas du tout d’ "un incident de marché" comme l’a d’abord qualifié la Caisse nationale des Caisses d’Epargne (CNCE). La perte de 695 millions d’euros de l’Ecureuil est le fruit d’une véritable "dérive" dans la gestion des risques de la banque. Le rapport de l’inspection générale des Caisses d’Epargne, qui a été remis aux membres du Conseil de surveillance de la CNCE, et dont le Nouvel Observateur s’est procuré une copie, est totalement accablant. Non seulement pour le jeune trader, qui a totalement déraillé, mais aussi pour sa hiérarchie directe et le directeur financier de la banque qui l’ont laissé dans une solitude totale, et n’ont pas été capables de donner l’alerte assez tôt. Il y a eu "un nombre important de défaillances de contrôle interne", des "alertes ignorées " et "cette dérive dans la gestion n’ (a pas été) perçue à temps " peut-on lire à la quatrième page de ce rapport de treize pages.

Des fonds propres pour gagner de l’argent

Voilà donc comment les choses se sont vraiment passées. Comme toutes les banques du monde, les Caisses d’épargne font ce qu’on appelle de la gestion pour compte propre, c’est-à-dire qu’elles utilisent leurs fonds propres pour gagner de l’argent sur les marchés.
Le 3 avril 2008, Nicolas Mérindol, le directeur général de la CNCE, à la demande de Julien Carmona, membre du directoire chargé des finances et des risques, décide l’arrêt de ces activités de trading sur compte propre.
Décision entérinée par le directoire de la banque le 23 juin 2008, et notifiée à la Banque de France le 8 août. Théoriquement, la petite équipe de huit personnes qui compose la salle de marché de l’Ecureuil (rien de comparable avec les salles de marchés des grandes banques) est donc censée gérer l’extinction progressive de ce compte jusqu’à la fin de l’année 2008.
Jusqu’à fin août, rien d’anormal.

Propre initiative

Tout dérape à partir du 15 septembre. L’un des trois traders, chargé des dérivés actions, enfreint l’interdiction de poursuivre des activités de trading. Il s’engage de sa propre initiative et pour des montants très importants dans une stratégie risquée qui expose fortement sa banque. Il commence à prendre des positions sur des indices de volatilité (un produit dérivé qui consiste à jouer sur l’évaluation de l’amplitude des cours). Il parie sur une réduction de la volatilité et une hausse des marchés. Or, les marchés s’effondrent et deviennent hyper volatils. Les positions prises par le jeune trader à plusieurs reprises au cours du mois de septembre « l’exposent de manière croissante aux chocs extrêmes ».

Défaillance de toute la chaîne hiérarchique

Le 2 octobre, le comité des risques de marché de la CNCE constate une forte dégradation de la situation. Mais ne réagit pas. Toute la chaîne hiérarchique est défaillante. La direction des Caisses d’Epargne, occupée par les problèmes de Natixis, la banque de financement et d’investissement, détenue conjointement par les Caisses d’Epargne et les Banques populaires, ne surveille pas étroitement sa salle de marché. Elle aurait du mettre en place un système de contrôle transitoire. Elle ne le fait pas. Elle se repose entièrement sur la hiérarchie des traders. C’est un peu comme si les pilotes de l’avion allaient faire un petit tour, en comptant sur le personnel de cabine en cas de problème. Malheureusement, le responsable du compte propre, chef direct du trader qui a négocié son départ avec la CNCE pour la fin septembre, n’est pas très présent en cette fin septembre. L’ambiance de la salle de marché est d’ailleurs assez morose puisque tous savent qu’à la fin de l’année, elle aura disparue. Abandonné à cette solitude, le jeune trader a-t-il eu un coup de déprime? Un coup de fatigue ? S’ennuie-t-il au point de jouer les apprentis sorciers ?

"Le risque est désormais limité à la prime investie"

Le 7 octobre, en raison des volumes inhabituels de trading. Une première alerte est envoyée auprès du responsable de la gestion financière. Convoqué le trader prétend "accompagner au mieux les positions de décembre à leur échéance". Deuxième alerte le 9 octobre.
A 12H17, le trader précise que "des positions à échéance novembre ont été coupées, qu’il n’y a plus de risque sur les positions optionnelles à la baisse et que le risque est désormais limité à la prime investie". Deux déclarations que le rapport déclarera à posteriori l’inspection qualifie de "mensongères" dans son rapport. A ce moment là, il serait encore possible de couper les positions et de limiter les dégâts. Mais l’engrenage infernal se poursuit. Le vendredi 10 octobre, à 13H30, le directeur financier est averti de la situation. Les pertes sont alors estimées à 100 millions d’euros. Et lui non plus ne bouge pas…Au lieu de demander au trader de quitter immédiatement son desk, ses supérieurs continuent à lui faire confiance ! Ils le laissent gérer tout seul son portefeuille toute la journée sans regarder la nature exacte de ses positions et des pertes qu’elles peuvent engendrer.

Le jeune trader se montre particulièrement abattu

Selon le rapport, le jeune trader se montre particulièrement abattu ce vendredi soir. Ses responsables lui suggèrent d’aller se reposer sans lui demander d’autres explications et sans chercher à analyser son portefeuille. Pire, ils ne mettent pas non plus à profit le week-end pour recenser les positions du trader et imaginer des scénarii de sortie de crise. Ce manque de réactivité paraît proprement hallucinant. Surtout en pleine crise financière, et après le choc Kerviel, qui a coûté 5 milliards d’euros à la Société Générale. En tout cas ces deux jours perdus vont augmenter l’addition de 150 millions d’euros supplémentaires aux Caisses d’épargne, selon les estimations des inspecteurs. En effet, le 13 octobre, les indicateurs de volatilité actions sont retombés. Pas pour longtemps. Ils recommencent à grimper les jours suivants. Pas de chance pour les Caisses d’Epargne.

Le jeune homme leur remet sa démission

Ce n’est que le 13 octobre à 11h55 que les supérieurs hiérarchiques du trader fautif comprennent la gravité de la situation. Le jeune homme leur remet sa démission. Il vient de calculer ses pertes : 120 millions d’euros. Branle-bas de combat dans les étages de direction. Les positions n’ont pas été coupées. Il faut d’urgence déboucler les opérations. L’écureuil pourrait le faire avec les équipes de sa banque d’investissement Natixis, mais il redoute que la moindre rumeur sur le marché ne pousse les opérateurs à fondre sur eux comme une proie. Il n’y a aucune pitié sur les marchés. La CNCE décide donc de prendre ses contreparties à l’extérieur de la maison. Le débouclage des opérations débute le 15 octobre et s’achève le 17 octobre. Comme l’avait annoncé le site du Nouvel Observateur dès lundi matin, les pertes finales se rapprochent de 700 millions d’euros. Elles atteignent 695 millions d’euros très exactement.
Toute la hiérarchie directe du trader a démissionné.

Lâché par l’Elysée

Lâché par l’Elysée, et les patrons de caisses régionales, Charles Milhaud, le président de la CNCE, a du lui aussi abandonner son fauteuil après 44 années passées dans les Caisses. En revanche, son directeur général, Nicolas Mérindol, a réussi à se maintenir à l’intérieur de la maison, et vise même la direction du Crédit foncier. Assez étonnant quand on sait à quel point il siégeait peu au comité de risque. Directement chargé des risques, Julien Carmona a immédiatement proposé sa démission, qui a été refusée. Il restera également dans la banque.
Il faudra encore attendre les conclusions des enquêteurs de la Commission bancaire pour avoir une vue complète de la chaîne des responsabilités. Par ailleurs, d’après nos informations, toutes les banques de financement et d’investissement françaises, ont perdu beaucoup l’argent dans leurs activités de trading depuis quinze jours en raison de la forte volatilité des marchés. Et c’est d’ailleurs la vraie raison qui aurait poussé Christine Lagarde, la ministre de l’économie, à débloquer 10,5 milliards d’euros en catastrophe pour les banques françaises.

Profil

  • Twostein
  • Absolute Trading method
  • Homme
  • 07/05/1962
  • Paris
  • réseaux sociaux network networker réseaux sociaux professionnels
  • Pour en savoir plus sur ma recherche : http://www.itsmecard.com/louisserge Octobre 2009 à Janvier 2010: rédaction d'un ouvrage sur 'Les Réseaux Sociaux en ligne sur Internet' aux éditions Alphée distribué au premier trimestre par Sodis-Gall

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés