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À 16 ans, elle damait le pion à Amélie Mauresmo, puis
quittait le circuit pour reprendre ses études avec la même réussite : Sciences-po, l’ESSEC et l’ENA ! Récente maman, l’auditrice à la cour des comptes et membre de l’Institut
Montaigne, se verrait bien à moyen terme « diriger une grande entreprise publique ». Et dire qu’elle vient de fêter ses 28 ans…
Martina Hingis et Amélie Mauresmo avaient été soulagés
d’apprendre la décision de la 240ème mondiale de se retirer du circuit. Amélie Castera, 18 ans alors, estimait qu’elle avait retiré le meilleur de ce que le sport –jouer les
tournois du grand chelem, sillonner la planète dans des conditions privilégiées– et souhaitait s’investir dans une carrière plus épanouissante intellectuellement. « Je suis issue
d’un milieu où l’on considère que les études ont une importance primordiale. J’étais déjà lassée du circuit, dans la mesure où la vie de tennis woman peut se résumer à ce
triptyque itératif boulot-tennis-dodo peu motivant. Par ailleurs, j’aspirais à plus de sécurité. Certes, Mauresmo, Dechy ou Hingis ont réussi dans ma classe d’âge, mais combien
d’autres jeunes filles prometteuses ont végété aux alentours de la 150ème place mondiale ? Non, vraiment je ne regrette rien ».
Et on la comprend : fait rarissime, Amélie a connu les mêmes
succès dans les amphis que sur les courts, Sciences-po, ESSEC, ENA. Un petit chelem scolaire ! Une réussite qu’elle explique avec une désarmante humilité : « une fois que j’ai
décidé de m’investir dans les études, je me devais de réussir. Le tennis m’a aidé en termes d’organisation et de concentration, de rythme et de discipline. Les valeurs
intrinsèques du sport vous poussent à toujours figurer parmi les meilleures ».
Auditrice à la cour des comptes, elle prend sur ses
week-ends pour rédiger des rapports pour l’Institut Montaigne aussi fracassants que ses coups droits d’antan ! « C’est un excellent complément à mes activités de magistrat, pour
lesquelles je suis tenue à un devoir de réserve. À l’Institut, je jouis d’une liberté de pensée et de plume très appréciable ». La comète Castera entend désormais se consacrer à
sa vie privée… Mais se verrait bien revenir à ses premières amours à moyen terme : « j’ai fait l’ESSEC pour mieux connaître l’entreprise, mais ma vraie formation reste Sciences-po
et l’ENA par amour de la chose publique. J’aimerais pouvoir défendre ses valeurs qui me tiennent à cœur à la tête d’une grande entreprise publique ».
Depuis février, la famille compte un petit Vincent, du latin
vincere, qui signifie « vaincre »… Chez les Castera, rien n’est négligé dans la réussite !
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